Asexuel : personne qui ne ressent pas le besoin d'avoir des rapports sexuels Amis-A
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Message Publié : 23 Mars 2013, 10:51 
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Inscription : 23 Mars 2013, 10:26
Bonjour,

J'ai 25 ans, et non seulement je n'ai jamais vécu de relations sexuelles, mais, surtout, je n'en ai jamais ressenti le besoin, ni le manque.Et plus encore, jusqu'à ce jour, je ne me suis jamais posé la question.Je vois et sais bien que c'est une question fondamentale pour tant de monde, que c'est presque une étape de construction du développement, et de la vie, mais je m'en suis détaché, extrait, comme si j'étais de toute façon " à part", et que je n'aurais pas à me conformer à cette norme du comportement humain.
Je n'ai pas cherché à creuser la question, également, car elle n'avait pas lieu pour moi : je n'ai jamais recherché ni aimé le contact physique, j'ai du avoir des fantasmes d'adolescence, et parfois des pulsions sexuelles, mais les vivre, réellement avec un autre être humain, ne m'est jamais venu à l'esprit.Pas de tentations, pas d'envie de les concrétiser, comme si cette question n'avait à me concerner( pour vous dire à quel point pour moi, " empiler des corps les uns aux autres" était inconcevable).

Je ne ressens rien lors de contacts physiques, même anodins.Parfois, je les ressens même comme une agression ( je n'ai jamais été battu, ni n'ai vécu d'abus sexuels), comme une intrusion dans ma sphsphère vitale, et somme toute, un contact massif, dense, oppressant, pas toujours agreable, à mon sens, qui ne me communique parfois rien; si bien que je me demande si je ne suis pas autiste/ asperger,( certaines personnes me voient comme tel, et trouve que je dégage une certaine "froideur"..) et que mon problème serait de ne pas savoir communiquer, dont, gestuellement, avec l'autre.

Pour ce qui est du contact sexuel, ce fonctionnement que je décris culmine, et s'associe à une forme de répugnance.
Je trouve l'acte copulatoire assez grotesque, à considérer détaché, et je le trouve aussi assez dégradant.Je les trouve aussi " séduisants" que l'idée de déféquer, et uriner sur la figure d'une personne.Les images qui s'associent à mon esprit en pensant à ce type d'actes, c'est un coté dégradant, car ramenant à un aspect le plus animal avec l'autre.
Des considérations sur l'hygiène me viennent aussi à l'esprit; je pense par exemple qu'il ne doit pas etre rare que des personnes vivent un acte sexuel, sans avoir procédé à une hygiène rigoureuse, et qu'elle peuvent venir vous taper la bise, sans etre passées par la case nettoyage rigoureux.Une successions d'image, ou la figure d'une personne, véhicule de sociabilité, d'humanité, de langage, se retrouve la "tête" dans le c*l , ou dans des paires de c**l***, ou encore, dans la c*****( sorry pour la vulgarité des images evoquées).. puis eventuellement, retourne au monde civilisé, cultivé, pour taper la bise, parfois, en pourlechant d'autres faciès.


Sil ny avait l'excitation, est-ce que l'idée de mettre sa tete / ou celle de l'autre, sur des parties qui nous servent à produire des excréments ne nous semblerait pas grotesque( par contre, je conçois des elancements, et même des embrassades, même si rarement, et ne les aime pas "avec tout le monde") ?
Je me demande si mon regard est celui d un individu qui vit un blocage, ou de quelqu'un de détaché de ce qui motive cet acte d'amour.
Ce que je décris pourrait-il correspondre à l'asexualité?



Aujourd'hui je me la pose car je vis une relation assez forte avec une personne, qui inclue une forme d'attirance psychologique; toujours pour autant, et pour moi, je ne conçois pas aller plus loin.Mais je suppose que la question pourrait se poser.. au moins pour l'autre personne impliquée.
Je ne me vois pas vraiment dépasser ce blocage si c'enest un, et le faudrait-il ?
Comment expliquez vous votre propre asexualité ?Et comment l'expliquez vous aux autres?


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Message Publié : 23 Mars 2013, 12:21 
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Inscription : 24 Juil 2012, 00:55
Bonjour et bienvenue!

Achimera a écrit :
Je n'ai pas cherché à creuser la question, également, car elle n'avait pas lieu pour moi : je n'ai jamais recherché ni aimé le contact physique, j'ai du avoir des fantasmes d'adolescence, et parfois des pulsions sexuelles, mais les vivre, réellement avec un autre être humain, ne m'est jamais venu à l'esprit.Pas de tentations, pas d'envie de les concrétiser, comme si cette question n'avait à me concerner( pour vous dire à quel point pour moi, " empiler des corps les uns aux autres" était inconcevable).

Je ne ressens rien lors de contacts physiques, même anodins.Parfois, je les ressens même comme une agression ( je n'ai jamais été battu, ni n'ai vécu d'abus sexuels), comme une intrusion dans ma sphsphère vitale, et somme toute, un contact massif, dense, oppressant, pas toujours agreable, à mon sens, qui ne me communique parfois rien

Je me retrouve dans tout ce passage.

Achimera a écrit :
Des considérations sur l'hygiène me viennent aussi à l'esprit; je pense par exemple qu'il ne doit pas etre rare que des personnes vivent un acte sexuel, sans avoir procédé à une hygiène rigoureuse, et qu'elle peuvent venir vous taper la bise, sans etre passées par la case nettoyage rigoureux.

Il m'arrive, rarement, d'y penser aussi... Je me dis d'arrêter de penser à ça tout de suite; je préfère rester dans l'ignorance que de me faire des films dégoûtants.

Achimera a écrit :
Comment expliquez vous votre propre asexualité ?

Je ne m'explique pas trop mon asexualité; je ne vois pas d'où elle pourrait venir sinon de ma nature. Donc je me dis que je suis juste comme ça, et ça me va très bien. :mrgreen:


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Message Publié : 23 Mars 2013, 13:02 
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Inscription : 11 Mars 2013, 17:55
Localisation : Paris 20
Achimera a écrit :
Bonjour,
Hello !

Citer :
J'ai 25 ans, et non seulement je n'ai jamais vécu de relations sexuelles, mais, surtout, je n'en ai jamais ressenti le besoin, ni le manque. Et plus encore, jusqu'à ce jour, je ne me suis jamais posé la question. Je vois et sais bien que c'est une question fondamentale pour tant de monde, que c'est presque une étape de construction du développement, et de la vie, mais je m'en suis détaché, extrait, comme si j'étais de toute façon " à part", et que je n'aurais pas à me conformer à cette norme du comportement humain.
C'est "une question fondamentale pour tant de monde"... comme le fait de devoir se marier, d'avoir des enfants, de fonder une famille, d'être obligé de perdre sa vie en la gagnant, d'accepter d'appartenir à un territoire dessiné sur une carte, d'être distingué des autres sur les bases de la concurrence et la rivalité imbéciles depuis le plus jeune âge, etc, etc, etc. Sentiment amer de vivre au temps des cavernes, n'est-ce pas ?

Citer :
si bien que je me demande si je ne suis pas autiste/asperger, (certaines personnes me voient comme tel, et trouve que je dégage une certaine "froideur"..) et que mon problème serait de ne pas savoir communiquer, dont, gestuellement, avec l'autre.
Avec le matraquage constant de la norme, est-il seulement possible de communiquer avec quelqu'un sans avoir en tête, de façon plus ou moins consciente, l'idée de finir dans un lit ? Pas simple, pour la plupart des êtres humains... Il faut leur pardonner : nous sommes faibles. Ceux qui ont cette chance d'être "hors-norme" (je considère que c'en est une, oui) de ne pas être obnubilé par le contenu d'un sous-vêtement ont du coup la capacité d'établir des relations saines, sincères et peut-être plus évoluées.

Citer :
Pour ce qui est du contact sexuel, ce fonctionnement que je décris culmine, et s'associe à une forme de répugnance. Je trouve l'acte copulatoire assez grotesque, à considérer détaché, et je le trouve aussi assez dégradant. Je les trouve aussi " séduisants" que l'idée de déféquer, et uriner sur la figure d'une personne. Les images qui s'associent à mon esprit en pensant à ce type d'actes, c'est un coté dégradant, car ramenant à un aspect le plus animal avec l'autre. Des considérations sur l'hygiène me viennent aussi à l'esprit.
On est d'accord.

Citer :
Sil n y avait l'excitation, est-ce que l'idée de mettre sa tete/ou celle de l'autre, sur des parties qui nous servent à produire des excréments ne nous semblerait pas grotesque (par contre, je conçois des elancements, et même des embrassades, même si rarement, et ne les aime pas "avec tout le monde") ?
Oui, certain(e)s sont même particulièrement fiers de ça. C'est même considéré, comme beaucoup d'autres choses, comme une forme de "performance".

Citer :
Aujourd'hui je me la pose car je vis une relation assez forte avec une personne, qui inclue une forme d'attirance psychologique; toujours pour autant, et pour moi, je ne conçois pas aller plus loin. Mais je suppose que la question pourrait se poser... au moins pour l'autre personne impliquée.
Tu verras le moment venu. Et puis, selon les réactions de la personne, tu pourras ainsi avoir une estimation réelle de qui elle est vraiment. C'est un bon "test" pour construire (éventuellement) des choses solides et durables.

_________________
" Il y a de nombreuses pistes, dans cette vie, mais peu d'hommes sont capables de suivre celle qui compte le plus... même des hommes comanches. C'est la piste du véritable être humain."


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Message Publié : 24 Mars 2013, 03:01 
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Inscription : 23 Mars 2013, 10:26
Citer :
C'est "une question fondamentale pour tant de monde"... comme le fait de devoir se marier, d'avoir des enfants, de fonder une famille, d'être obligé de perdre sa vie en la gagnant, d'accepter d'appartenir à un territoire dessiné sur une carte, d'être distingué des autres sur les bases de la concurrence et la rivalité imbéciles depuis le plus jeune âge, etc, etc, etc. Sentiment amer de vivre au temps des cavernes, n'est-ce pas ?



Oui, en ( bien )résumé( dans les idées moyen ageuses, à mon sens, il y a aussi le fait de s'identifier sur des caractéristiques physiques : être " jaune" ou asiat' de couleur de peau, fonder un groupe culturel, à ce propos, et une "race", une culture.. ) ..ce sont des questions que je pose, souvent autour de moi, et les gens me regardent comme si j'étais un enfant de 4 ans, ou une personne idiote.
Depuis la prime enfance, je sais que je n'ai pas envie de vivre des choses comme le mariage.. quand l'on m'en parlait, cela me donnait des idées morbides(suicide).Je pensais avec angoisse que je ne pourrais pas vivre ce type de destin, que je n'y trouvais pas de sens, et que cela allait me " tuer "/ que je n'allais pas pouvoir exister ..je me voyais déjà dans la tombe, les possibilités confinées dans une "case"( comme mettre dans un cercueil, en pensant que même à notre mort, et après on peut terminer dans une "boite".. ).

Mais depuis cela va mieux pour moi.Je rencontre la plupart du temps des personnes assez atypiques, face à ce que tu résumes, de plus en plus, je trace juste mon chemin à part..


Je ne suis pas phobique de la sexualité, je pense( c'est la dimension physique, en général qui me rebute : ce qui nous ramène à notre dimension "animale.. " bien qu'il ny ait de honte à en avoir, et que ce n'est pas une culpabilité judeochrétienne, je ne ressens pas de degout, pour les autres animaux, et ne suis pas catholique.La sexualité me répugne comme plus jeune, le fait d'enfourner des matières mortes alimentaire dans la bouche, comme le fait de déféquer, et autres.. alors est-ce que par amour, vous inviteriez votre aimé(e) à venir déféquer avec vous ? boarf.. cette dimension "animale", la partager, est-il signe de transcendance, d'ultime, partage, union, ou est-ce au contraire dégrader nos contacts avec l'autre, que "tomber" dans cette plus prime animalité avec lui ?).

Il m'arrive ( pas régulièrement toutefois), de ressentir, du désir, des pulsions.. mais sans envie de les concrétiser.Je peux même arriver à concevoir que l'acte sexuel soit associé à de l'amour, ( ce que, je sais, c'est que avec l'état mental que je vis, je le vivrais toutefois comme un avilissement, et cela me perturberait)mais je pense que l'on peut vivre cet amour autrement.
Ce qui m'ennuie, passablement, c'est la pression d'un monde hypersexualité, hyperofensive et intrusive, ( d'ou "dégout" tandis que j'ai déjà des difficultés à assumer un contact physique anodin) dans les moindres interactions.. le seul fait de devoir se positonner "sexuellement", dans la vie courante, comme une dimension ou il faut performer me rebute, tout comme le fait d'avoir à assumer les divers projections collectives, sexualisées et parfaitement légitimées par la norme, de nombreuses personnes.

Pour la personne dont je parle, et que j'aime beaucoup, je lui en ai parlée ce soir.
Elle m'a répondu que l'amour, et l'attirance pouvait donner le desir de vivre une union physique à l'etre aimé( une sorte de sublimation, qui ferait prendre sens à un acte, qui nous rebuterait avec d'autres ?).. Et je pense que cela est juste.
Mais ensuite, j'ai orienté la discussion sur le fait que le mental comptais enormement dans l'amour; j'ai essayé de l'amener à adopter mes lunettes un temps : je parle d'uriner ou se déféquer dessus, mais il y a des personnes qui y prennent plaisir( deviance quelconque), il y en a d'autres, qui prennent plaisir là ou la nature ne les a pas conçus pour, et d'autres encore (transexuels), qui ne prennent plaisir car leur etre mental ne s'y accorde pas.
Et une union physique, le souhait de prendre du plaisir, de vouloir se meler physiquement à l'autre, doit il se terminer à chaque fois par un acte copulatoire reproductif, surtout si l'on ne veut pas se reproduire, lol ?
Je pense que nos conditionnements nous orientent à nous représenter l'union ultime à travers l'acte sexuel, c'est parfois un manque d'imagination " je l'aime" , forcement j'ai envie d'aller plus loin, et cela prend la forme d'un acte reproductif.
Aujourd'hui je ressens aussi une forme d'attirance pour une personne, mais je perçois aussi, que je n'ai pas forcément envie que cela prenne cette forme ( même si cette éventualité m'est venu à l'esprit, que dans l'idée, sans le realiser, cela me rebute pas complètement).



Bref.. je pense surtout q'avec le temps, cette personne risque de plus en souffrir que moi, de le vivre comme un rejet..C'est ce qui me chagrine assez.D'autant que je me demande quand même si je ne passerais pas à coté de quelque chose.. ( titre d'expérience)


Avec le matraquage constant de la norme, est-il seulement possible de communiquer avec quelqu'un sans avoir en tête, de façon plus ou moins consciente, l'idée de finir dans un lit ?
C'est vrai .. pour ma part je pourrais envisager d'essayer d'apprivoiser le "contact physique"( car à la base, j'aime pas / vis pas ce dernier, et meme pour des contacts anodins, j'ai souvent croisé des gens voulant m'y obliger, lol, sous prétexte de la norme !renforçant ainsi ma "distance"). mais si seulement il n'y avait pas ces intentions cachées, trop souvent, latentes dans les rapports humains en général.

Il m'arrive, rarement, d'y penser aussi... Je me dis d'arrêter de penser à ça tout de suite; je préfère rester dans l'ignorance que de me faire des films dégoûtants.

ho, j'y pense pas souvent.. ^^ ! je me faisais juste la reflexion qu'il y avait une sorte de voile occultant autour des relations sexuelles.Il y a des choses que l'on y ferait qui seraient considérés, en d'autres contextes, comme repoussantes au niveau de l'hygiène..


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Message Publié : 24 Mars 2013, 03:27 
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Inscription : 11 Mars 2013, 17:55
Localisation : Paris 20
Achimera a écrit :
La sexualité me répugne comme plus jeune, le fait d'enfourner des matières mortes alimentaire dans la bouche, comme le fait de déféquer, et autres.. alors est-ce que par amour, vous inviteriez votre aimé(e) à venir déféquer avec vous ? boarf.. cette dimension "animale", la partager, est-il signe de transcendance, d'ultime, partage, union, ou est-ce au contraire dégrader nos contacts avec l'autre, que "tomber" dans cette plus prime animalité avec lui ?).
Je pense que la transcendance, l'ultime partage, l'union, sont effectivement possibles et que les moyens pour y accéder sont innombrables. En fait, je suis même intimement persuadé que nous devrions tous et toutes nous entendre parfaitement, mais que le poids des conventions sociales nous fait faire exactement le contraire, nous maintenant sous une chape de plomb idéologique, engendrant toutes les souffrances physiques et psychologiques que l'on imagine, sans compter celle déjà que l'on peut ressentir quand on a un minimum d'empathie, de restreindre l'humanité à ce qu'elle a de plus bas.

On peut alors considérer que l'échange physique, la sexualité, est aussi un de ces moyens pour parvenir à la transcendance, l'ultime partage, l'union, mais hélas, tels qu'ils sont conçus et pratiqués, c'est à mon humble avis tout le contraire que l'on atteind.

Nos vies sont bâties sur des idéaux aussi solides que des châteaux de sable.

Citer :
Et une union physique, le souhait de prendre du plaisir, de vouloir se meler physiquement à l'autre, doit il se terminer à chaque fois par un acte copulatoire reproductif, surtout si l'on ne veut pas se reproduire, lol ?

:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Citer :
Je pense que nos conditionnements nous orientent à nous représenter l'union ultime à travers l'acte sexuel, c'est parfois un manque d'imagination " je l'aime" , forcement j'ai envie d'aller plus loin, et cela prend la forme d'un acte reproductif.
Oui, ça fait partie du Credo : le stade ultime de l'Amour avec un grand A, c'est l'orgasme... Et c'est même pas Jesus Christ qui le dit ! ^^

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Message Publié : 24 Mars 2013, 09:41 
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Inscription : 13 Mars 2013, 21:50
Localisation : Region parisienne
Dans mon cas, je dirais plutôt gros blocage suite à une relation qui s'est mal terminée il y'a presque 10 ans. On est restés 6 ans ensemble et c'était assez catastrophique à ce niveau là.

Depuis ce jour, il est vrai que je n'ai pas vraiment cherché à voir comment c'était ailleurs, donc je ne peux pas dire que je sois heureuse comme çà, mais je n'ai pas vraiment l'impression d'avancer dans ma vie. Je n'en fais pas une fixation non plus, mais cela me travaille quelque part :roll:


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Message Publié : 24 Mars 2013, 11:19 
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Inscription : 16 Mars 2013, 13:40
Localisation : BE
Achimera a écrit :
Avec le matraquage constant de la norme, est-il seulement possible de communiquer avec quelqu'un sans avoir en tête, de façon plus ou moins consciente, l'idée de finir dans un lit ?
C'est vrai .. pour ma part je pourrais envisager d'essayer d'apprivoiser le "contact physique"( car à la base, j'aime pas / vis pas ce dernier, et meme pour des contacts anodins, j'ai souvent croisé des gens voulant m'y obliger, lol, sous prétexte de la norme !renforçant ainsi ma "distance"). mais si seulement il n'y avait pas ces intentions cachées, trop souvent, latentes dans les rapports humains en général.


Je vois ça comme une épée de Damoclès. On mène sa vie "insouciante", positive, on se persuade que tout les gens ne sont pas comme ça mais il y a toujours des allusions qui nous ramènent à cette normalité idiote.
Apprivoiser le contact physique est une chose, se forcer en est une autre. La frontière n'est pas très nette, surtout si l'idée vient de la personne qu'on aime. J'en suis venue à détester certains ex pour cette (mauvaise) raison.


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Message Publié : 24 Mars 2013, 12:21 
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Inscription : 23 Mars 2013, 10:26
Apprivoiser le contact physique est une chose, se forcer en est une autre. La frontière n'est pas très nette, surtout si l'idée vient de la personne qu'on aime. J'en suis venue à détester certains ex pour cette (mauvaise) raison.

Pour la bise et les contacts anodins ( par apprivoiser le contact physique, je pensais à des choses vraiment dérisoires pour d'autres, juste accepté d'etre "touché", ne serait-ce qu'un petit doigt sur votre epaule ^^ jusque lors, je subis le contact physique, lorsqu'il le faut, ou que le repousser serait vraiment trop incompris.. mais je ne l'accepte jamais, je le tolère, seulement (qui voudrait imposer ça à une personne dite aimée ? ) : mauvais point pour les gens qui ne sen rendent meme pas compte ) cest sur ce genre de choses que les gens me "forcent" souvent.. "allez on s'embrasse" " non", allez mais si", le temps que jessaie de mettre la personne à distance, il arrive parfois qu'elle soit déjà à me baver dessus ( lol .. ).


Une autre personne hyper tactile, faisait un peu pareil avec moi, et trouvait 'anormales" mes réactions.
En effet, quand tout le monde s'y met, ça fout la pression( alors que pour la sexualité, ça reste quand même plus privé, " tout le monde " ne vous saute pas dessus non plus en même temps, parfois, mdr, même si cela peut faire l'objet de pressions entre "couple") ..me souviens une personne me disait que j'allais me marginaliser en refusant la " bise", et je lui ai repondu "est-ce que tu te mettrais une plume dans le derrière, et reniflerai celui de ton voisin, pour se saluer si c'était la coutume".Il m'a répondu oui... arf


Pour moi c'est difficile à tolérer de devoir se "preter" physiquement , à un rituel social, de devoir prendre sur soi, et concéder à un type de contact auquel il nous est delicat d'accéder même avec qui l'on apprecie,( d'ailleurs je ressens la même chose chez le medecin, ou .. autre contexte ou il s'agit de se faire "tripoter" normalement, le formatage social n'opère pas, et je le vie tout aussi désagreablement).


En fait je comprends mieux pourquoi j'en arrive au dégout et du contact tactile, parfois, et de la sexualité : car à la base, j'en ressens pas, ou peu MES PROPRES ENVIES,( qui ne seraient pas du tout sexuelles , du moins , pour lors, et au debut( je dis pas jamais !bref, plus j'y pense, et plus je me dis quil vaut mieux me présenter comme hors d'accès sexuel aux gens qui pourraient s'attacher à moi, ça leur evitera des désillusions, .. ) .. mais je ne trouve pas de place pour ce que j'aurais à expérimenter de ce coté, avec les "autres", en général, et leur foutue norme, la sexualité faisant intervenir une tension , ou l'autre devient quasi objet de convoitise, or, ce que je me sens apte à expérimenter est tout juste une aire de jeu, avec d'autres dans cet eventuel "apprivoisement, pas une aire de pornographie , ni meme, seulement, de sexualité non plus-..Même si je suppose que la sexualité est un jeu pour des personnes qui le ressentent) et un certain desintéret, tout en devant essuyer, et me préter parfois, aux besoins, envies des autres, soit pour m'y conformer, soit pour les repousser..


:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Pourquoi ça te fait sourire ( ce passage sur le non vouloir se reproduire) ?


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Message Publié : 24 Mars 2013, 14:14 
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Inscription : 11 Mars 2013, 17:55
Localisation : Paris 20
Achimera a écrit :
Pour la bise et les contacts anodins ( par apprivoiser le contact physique, je pensais à des choses vraiment dérisoires pour d'autres, juste accepté d'etre "touché", ne serait-ce qu'un petit doigt sur votre epaule ^^ jusque lors, je subis le contact physique, lorsqu'il le faut, ou que le repousser serait vraiment trop incompris.. mais je ne l'accepte jamais, je le tolère, seulement (qui voudrait imposer ça à une personne dite aimée ? )
Oui, enfin, aimer quelqu'un, c'est l'accepter et l'apprécier pour ce qu'il est, il me semble ! :mrgreen: Si par exemple je détestais vraiment les tartes aux pommes (ce n'est pas le cas, ouf ! ^^) et que l'être aimé m'invite à déguster celle qu'il a faite, c'est pas pour autant que je vais lui faire une scène ("MAIS JE TE DIS QUE JE DETEEEEEEEEEEESTE LES TARTES AUX POMMES !!!" :mrgreen: ), lui cracher dessus, lui faire un procès, lui dire de cesser à jamais de faire ce genre de pâtisserie, bref : lui mettre la pression, quoi...

Bon, c'est peut-être pas un super exemple, la tarte aux pommes, mais je pense avoir été clair...

Les gens sont prêts à tout pour arriver à leurs fins (s'embrasser et plus... si affinités) et ça ne les dérange absolument pas de faire du chantage affectif ("Mais laisse-moi t’embrasser, puisque JE T'AIME, BORDEL ! :mrgreen: ). Le soi-disant "amour", n'est-ce pas d'abord et avant tout... du respect ? de la considération, pour soi et pour l'AUTRE ?

Citer :
Une autre personne hyper tactile, faisait un peu pareil avec moi, et trouvait 'anormales" mes réactions.
En effet, quand tout le monde s'y met, ça fout la pression( alors que pour la sexualité, ça reste quand même plus privé, " tout le monde " ne vous saute pas dessus non plus en même temps, parfois, mdr, même si cela peut faire l'objet de pressions entre "couple")
La notion de vie privée tend considérablement à disparaître. Comme celui "d'espace privé", d'ailleurs (effet des téléphones portables ou l'on affiche sa conversation dans une "bulle" privée affichée pourtant aux yeux et aux oreilles de tous). Ce n'est même pas volontaire (un choix) : ça se fait naturellement, sans qu'on y pense. Quelqu'un que je connais à peine me disait l'autre jour des choses terriblement personnelles (et d'une vulgarité que le bon goût m'interdit ici de reproduire :mrgreen: ) avec une nonchalance et un aplomb qui forcèrent mon respect. OK, j'ai le contact facile, mais quand même... :mrgreen: Bon, enfin, sérieusement, tout le monde ne se saute pas dessus, mais on peut ressentir très clairement que les INTENTIONS, elles, sont bien là. Et partout. C'est vraiment lassant.

Citer :
..me souviens une personne me disait que j'allais me marginaliser en refusant la " bise", et je lui ai repondu "est-ce que tu te mettrais une plume dans le derrière, et reniflerai celui de ton voisin, pour se saluer si c'était la coutume". Il m'a répondu oui... arf
Oui, Jimmi Hendrix aussi, était un "marginal". Et Albert Einstein. Entre autres. Je connais un tas de gens qui ne le seront jamais, "marginal", et qui pourtant feraient bien de l'être ! :mrgreen:

Chaque fois que tu rencontreras ton ami désormais, écrase-lui un orteil ou mets-lui un doigt dans l'oeil et explique-lui que c'est ta façon à toi de le saluer. S'il ne comprend, s'il se plaint, s'il refuse de se laisser faire, s'il résiste parce qu'il n'aime pas ça, dis-lui qu'il est largement en train de se marginaliser. :mrgreen:

Citer :
Et une union physique, le souhait de prendre du plaisir, de vouloir se meler physiquement à l'autre, doit il se terminer à chaque fois par un acte copulatoire reproductif, surtout si l'on ne veut pas se reproduire, lol ? Pourquoi ça te fait sourire ?
J'adore la formule, simplement. : )

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Message Publié : 25 Mars 2013, 21:56 
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Inscription : 16 Mars 2013, 13:40
Localisation : BE
Je me permet une parenthèse : je suis venue sur ce forum pour trouver des réponses et j'en ai... Mais j'ai masse d'autres questions supplémentaires, aussi.

Et oui, l'amour justifie tout ? Mais c'est quoi ce mot vide de sens qu'on met à toutes les sauces, au final ? Et pourquoi c'est forcément lié au sexe ?


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