Asexuel : personne qui ne ressent pas le besoin d'avoir des rapports sexuels Amis-A
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Message Publié : 02 Avr 2013, 16:53 
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Inscription : 11 Mars 2013, 17:55
Localisation : Paris 20
PdV (Pénis dans Vagin) La suite :

« Considérant que de toute maniere les hommes n’abandonneront jamais la penetration »

Citer :
Je crois que vous avez parfaitement mis le doigt sur le problème. Ce que vous dites, c’est que même si nous on voulait arrêter le PdV, les hommes ne VEULENT pas abandonner le PdV. Mais ils pourraient le vouloir, sans qu’on le veuille, et que pour autant que ça ne se fasse, qu’ils n’aient aucun moyen de l’imposer. Or tous les moyens leurs sont donnés pour que nous ne puissions pas totalement le leur refuser. Et ce que vous dites implique que vous êtes consciente qu’ils l’imposent car sinon elle n’y aurait pas ce sentiment d’inévitabilité au PdV.

En commençant par l’endoctrinement, dont les moyens d’endoctrinement appartiennent aux hommes, sont faits par et pour eux (éducation, langage, état, religion, médias, art, culture, films): qui fait que nous pensons que le PdV, dans le couple, est obligatoire, incontournable, et si nous n’aimons pas ça, elle faut simuler, ou croire qu’elle y a un problème avec noues-mêmes. Qui fait que nous culpabilisons si nous ne faisons pas de PdV avec notre copain car ce serait « l’arnaquer » sur le « contrat » de couple, ce serait, quelque-part lui retirer son « droit » à la « sexualité », donc à son accès à notre vagin.

Ensuite, les chantages affectifs, le fait que l’on nous a inculqué à voir le PdV comme une sollicitation positive de la part des hommes; et que noues sommes parallèlement rendues dépendantes de la sollicitation des hommes pour se sentir exister, aimée, désirable, alors ils nous rendent émotionnellement dépendantes du fait qu’ils nous trouvent « baisables », alors qu’en réalité, c’est le moyen par lequel ils assurent notre destruction.

Ensuite, la mise en dépendance économique: les hommes détiennent, monopolisent, ont volé 99% des ressources mondiales. Ils volent aux femmes les moyens de subsistance, mettent en place la dépendance des femmes aux hommes pour leur survie économique et financière (+ institutionnalisé et cristallisé par le mariage, ou le couple, continuum du mariage), ce qui correspond à une mise captivité. Cette captivité sert à ce que nous puissions fuir le PdV. Que nous le voulions ou non.

Ensuite, par la violence individuelle, mais évidemment soutenue par une structure patriarcale qui rend cette violence individuelle des hommes possible. Qui passe par le simple fait d’insister, ou de faire sans demander, malgré le silence ou la froideur manifeste de l’autre.

Je suis d’accord que la sodomie est une atrocité pour les femmes. La sodomie n’a d’autre but que d’accroître la punition, c’est totalement sadique – aucun argument de plaisir n’est défendable dans ce cas. Mais pour que l’on puisse croire qu’une sodomie, là encore c’est pire qu’une grossesse non-désirée ou un avortement suite à un PdV, ou à des années de pilule, à des maladies irréversibles, je crois vraiment que c’est parce que c’est un dommage qui ne peut être vécu par un homme, qui n’a pas été défini par eux comme tel, et qui donc est très difficilement vécu comme préjudice. Le langage et la réalité des hommes est ce qui définit notre réalité. Or leur réalité c’est que le PdV c’est du sexe sans conséquences, une érection et une éjaculation. Cette réalité n’est pas la nôtre. Mais pour redéfinir les préjudices en nos termes, en fonction de notre réalité, ça prend un temps fou, car ça demande de sauter de perspective, de quitter la perspective des hommes, celle qu’ils appellent « universelle » et la seule qui vaille dans leur monde, pour ressentir et nommer ce que jamais ils ne nomment.


Dans ce cas est ce que la seule sexualité envisageable avec un homme est selon vous : la masturbation et le sexe oral ?
Réponse

Citer :
Je comprends cette question. la question du PdV pose la question plus large de la sexualité, car toute la sexualité telle qu’elle est construite aujourdh’ui est construite autour du coït et de la pénétration comme principal mode de plaisir.

Si l’on engage le débat sur la sexualité plus largement, la « sexualité » d’aujourd’hui est de toutes façons complètement phallocentrée, c’est à dire concentrée sur l’érection de l’homme et le plaisir qu’il procure à pénétrer son pénis dans quelque-chose (lire à ce sujet Adrienne Rich, Sheila Jeffreys et d’autres lesbiennes féministes qui en parlent très bien). S’il n’y a pas un pénis, il y a quelque-chose qui va remplacer physiquement ou symboliquement le pénis, comme si notre corps, tout seul, était incapable de nous procurer du plaisir, et qu’en l’absence de pénis, même l’IDEE ou l’IMAGINATION de pénis est vu comme nécessaire pour atteindre le plaisir. C’est un mensonge absolu.

Je pense qu’en dehors du PdV, la sexualité telle que les hommes la définissent, qui se réduit principalement au fait qu’un homme mette sa verge dans quelque-chose (et hop! c’est appelé « sexe »), n’a plus de sens, en tous cas pour les femmes. Or à partir du moment où on dit que le PdV ne peut être du sexe pour les femmes car ça nous porte préjudice, que l’on le veuille ou non, et que c’est un moyen qui est utilisé pour nous détruire, et plus généralement utilisé comme arme de guerre contre noues, ben toute la « sexualité » construite autour du PdV tombe à mon avis.

à l’heure actuelle, puisque le PdV est défini par les hommes comme sexe, toute connotation au PdV est défini comme sexe, ou sexuel, alors que que ça peut être un doigt dans la bouche – mais si le doigt est utilisé « dans un contexte de sexualité » pour connoter un pénis, et la bouche pour connoter un vagin, alors ça va être défini comme sexuel. Quand c’est pas connoté au PdV, donc défini comme non-sexuel, là, par magie, la pénétration n’est pas vu comme un plaisir, c’est même considéré comme étant un moment désagréable à passer: quand un médecin nous met son truc dans l’oreille pour voir si on n’a pas un bouchon ou quelque-chose. Ou quand il nous met un bout de bois au fond de la gorge pour regarder nos ganglions. (Comme personne ne nous bombarde de messages quotidiens pour nous faire croire que c’est jouissif, que c’est le comble de la vie de couple de trouver un homme qui nous fait ça deux fois par semaine, et que c’est le septième ciel, peut-être qu’on est aussi plus connectées avec noues-mêmes et ce que ça nous fait.)
Pour quoi dans d’autres cas, la pénétration du pénis dans la bouche par exemple, serait-ce considéré comme sexe, alors que le pénis en érection, c’est bien plus gros, ça sent pas bon, et en plus c’est super intrusif, et au fond de la gorge, ça donne envie de vomir, et dans la bouche il n’y a pas vraiment de quoi susciter une excitation (comme un clitoris) qui pourrait arguer d’une telle pénétration au nom du plaisir (si ce n’est de faire plaisir à l’autre, mais dans ce cas on n’est pas dans se faire plaisir à soi). Et franchement au fond c’est dégueulasse, désolée mais je n’ai pas d’autre mot. Je me porte mieux sans bites dans la bouche. Désolée pour être graphique, mais c’est vrai.

Plus généralement, elle faut remettre en cause l’idée patriarcale qu’elle y a deux catégories d’humains: un humain pénétrant, et donc un être fermé, impénétrable, inviolable: l’homme. Et un humain pénétrable, dont la fonction est d’être ouverte, pénétrée, violable; la femme (définie par les hommes comme l’objet, « l’autre » qui appartient ou sujet homme. ça veut dire que par définition, dans le patriarcat, notre fonction est d’être physiquement toujours accessibles aux hommes. D’être exilées de nos corps en physiquement envahies. Une pénétration c’est envahissant.

Je pense que si l’on veut construire une sexualité égalitaire, en plus de cesser ou fuir le PdV comme pratique régulière si l’on en a la possibilité (puisque destructive pour les femmes) elle faut prendre en compte cela, et considérer que tout humain est inviolable, et que respecter l’intégrité physique doit être un fondement. Le fait que la société (des hommes) voit le vagin comme un « trou » dont la fonction est d’être pénétré par une verge est extrêmement violent, car ça veut dire que notre sexe, notre intimité, notre identité est construite sur le fait d’être pénétrable, violable ouvert à l’autre, voué à être foulé, scruté, et non nous appartenant. Il n’y a rien de plus sadique pour annihiler et de plus complètement faux. Le vagin, ce sont deux sphincters de muscle collées l’une contre l’autre, et si c’est aussi musclé (ainsi que l’utérus, qui est le muscle le plus puissant des humains) c’est parce que sa fonction, si elle en a une, c’est d’expulser un bébé pendant l’accouchement.



Source : http://jeputrefielepatriarcat.wordpress ... -la-suite/

_________________
" Il y a de nombreuses pistes, dans cette vie, mais peu d'hommes sont capables de suivre celle qui compte le plus... même des hommes comanches. C'est la piste du véritable être humain."


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Message Publié : 02 Avr 2013, 21:18 
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Inscription : 26 Mars 2013, 14:39
Honnêtement si on enlève les 2-3 paroles pro-féministes radicales (à base de "tous les hommes sont des ordures, toutes les femmes sont des victimes"), je dois dire que le fond est quand même très pertinent et dans le vrai. En particulier ce passage:
Citer :
Plus généralement, elle faut remettre en cause l’idée patriarcale qu’elle y a deux catégories d’humains: un humain pénétrant, et donc un être fermé, impénétrable, inviolable: l’homme. Et un humain pénétrable, dont la fonction est d’être ouverte, pénétrée, violable; la femme (définie par les hommes comme l’objet, « l’autre » qui appartient ou sujet homme. ça veut dire que par définition, dans le patriarcat, notre fonction est d’être physiquement toujours accessibles aux hommes. D’être exilées de nos corps en physiquement envahies. Une pénétration c’est envahissant.


Mais pourquoi ces femmes luttent-elles exclusivement contre l'ensemble des hommes ? Pourquoi pas aussi à ces femmes qui se complaisent dans ce modèle ?
Avant d'être des personnes sexuées, nous sommes des personnes tout court hein.
Faut arrêter de raisonner uniquement par rapport au genre, même si discours extrémiste et féministe oblige, cela est compréhensible.

Mais j'avoue que je trouve la pénétration immonde par nature, malgré tous les efforts de tolérance et de compréhension que je fais. J'ignore comment ça fonctionne dans le cerveau des gens normaux, notamment chez les femmes, même ça me dépasse totalement.
Et on a tendance à tout justifier par le fait que ce soit, soi-disant, "naturel"...mouais.


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Message Publié : 02 Avr 2013, 23:19 
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Inscription : 10 Déc 2009, 22:28
Ha ouais donc elle est à ranger dans la catégorie "féminisme lesbien". L'un des pires par leur misandrie.

Citer :
Je pense qu’en dehors du PdV, la sexualité telle que les hommes la définissent, qui se réduit principalement au fait qu’un homme mette sa verge dans quelque-chose (et hop! c’est appelé « sexe »), n’a plus de sens, en tous cas pour les femmes.
etc...
etc...

Citer :
Plus généralement, elle faut remettre en cause l’idée patriarcale qu’elle y a deux catégories d’humains: un humain pénétrant, et donc un être fermé, impénétrable, inviolable: l’homme. Et un humain pénétrable, dont la fonction est d’être ouverte, pénétrée, violable; la femme (définie par les hommes comme l’objet, « l’autre » qui appartient ou sujet homme. ça veut dire que par définition, dans le patriarcat, notre fonction est d’être physiquement toujours accessibles aux hommes. D’être exilées de nos corps en physiquement envahies. Une pénétration c’est envahissant.

Comment est-ce possible de dire que cela est "dans le vrai" ? Depuis quand un homme est inviolable ? :gratte: Ce faux postulat de départ rend tout le reste de sa phrase absurde... (au passage, elle fini ici encore par envier les attributs physiques de l'homme : et hop revoilà Freud)

Et encore une fois, elle prend ses propres complexes pour une généralité en osant qualifier de "mensonge absolu" ce que 99% de femmes hétéro S ressentent comme une pratique tout à fait naturelle.

Info pour l'auteure : le pénis d'un homme propre sur lui ne "pue" pas. Misandrie, quand tu nous tiens...
Finalement le titre du blog correspond bien : ça sent effectivement la putréfaction là dedans. :mrgreen:


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Message Publié : 03 Avr 2013, 08:22 
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Inscription : 23 Mars 2013, 10:26
Moi aussi je trouve ces derniers messages pertinents.Surtout le deuxième et dernier,( enfin, jusqu'à présent), commentaire ( moins les articles, plus vindicatifs à mes yeux), ou elle analyse des points qu'elle écartait sur le premier article, ..
Je comprends même mieux pourquoi elle insiste sur le fait que la pénétration n'est pas nécessaire à la procreation( ce que je trouvais proselyte); ce car l'argument imparable, jusque lors, des pro sexuels/sexuels c'est tout de même qu'il faut bien en passer au coit pour se" reproduire, ce qui dans sa vision sert un asservissement des femmes à un ordre patriarcal, justifié par la nécessité de transmettre la vie.Ben non ; le coit n'est même pas donc nécessaire à cela, en quelque sorte :roll:
Je trouve son argument sur le mensonge, assez juste : je pense à certaines lesbeinnes qui peuvent vouloir mimer / representer/ l'idée de la pénétration tant elle s'impose dans l'imaginaire collectif, ou encore des transexuels FtM qui se font reconstruire une sorte de neo penis, avec lequel, je suppose, ils n'expérimente pas les sentions que l'organe biologique procure.C'est presque comme un fétiche, ou chais pas, à ce stade..

Comment est-ce possible de dire que cela est "dans le vrai" ? Depuis quand un homme est inviolable ? :gratte: Ce faux postulat de départ rend tout le reste de sa phrase absurde... (au passage, elle fini ici encore par envier les attributs physiques de l'homme : et hop revoilà Freud)
Les hommes peuvent être violés, mais j'ai l'impression qu'aux yeux de leurs agresseurs, l'humiliation ultime revient à les traiter comme une "femme"( ces agressions peuvent s'accompagner de vocables dégradants et féminisants/passivants parfois ?).Donc son image est toujours pertinente, ne serait-ce que symboliquement, ou l'homme violé prend alors un rôle de "femme" ?

Je pense qu'elle dit que cette conception de la femme, amalgamée dans un imaginaire masculin à un territoire à "prendre", ouvert, et à pénétrer, est une colonisation du corps des femmes.Aujourd'hui cette conception s'est tellement fusionnée à l'imaginaire collectif, que bien des personnes l'associeraient à LA FEMME sans recul, lorsqu'il s'agirait plus de l'appropriation du corps des femmes par un régime d'hommes(bon, j'adhère pas à tout non plus, mais ce dernier commentaire est plus convaincant, je trouve).


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Message Publié : 03 Avr 2013, 12:26 
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Inscription : 22 Août 2008, 19:32
C'est si vrai que les femmes sont assimilées à des trucs qu'on peut pénétrer et les hommes à des trucs pénétrants que les prises de toutes sortes sont identifiées comme mâles et femelles et personne ne demande aux vendeurs laquelle est la mâle et laquelle est la femelle. :roll:
Le femelle, c'est celle qui est passive dans un mur, qui attend qu'on la branche, et la mâle, c'est celle qui bouge avec l'appareil auquel elle est reliée.
Mais il y a de tout pour faire un monde et il y a des femmes qui considèrent qu'elles ont en elle un havre chaleureux pour qu'un homme puise s'y réfugier et s'y lover. Et, comme pour leur maison, elles peuvent choisir de recevoir quelqu'un ou non.
En fait, ce n'est pas le fait que l'homme et la femme soient ajustables, intriquables, imbricables, qui pose problème, mais la manière dont on l'interprète et ce qu'on en fait.
Pendant longtemps la femme était passive et l'homme actif. Il travaillait à l'extérieur, gagnait le salaire, bâtissait sa maison. La femme restait à la maison, s'occupait des enfants, faisait les tâches ménagères. Au lit, il n'était pas de bon ton que la femme participe et prenne du plaisir. Les seules qui participaient étaient les prostituées.
Or dans notre société seul être actif est valorisé. Ne rien faire est immédiatement réprimandé. On doit être surbooké pour être considéré.
On considère donc que les femmes - pénétrées donc passives - sont inférieures aux hommes pénétrants - donc actifs.
Mais c'est à chacun de choisir s'il veut ou non se conformer aux normes de la société.


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Message Publié : 03 Avr 2013, 13:14 
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Inscription : 26 Mars 2013, 14:39
Achimera a écrit :
Les hommes peuvent être violés, mais j'ai l'impression qu'aux yeux de leurs agresseurs, l'humiliation ultime revient à les traiter comme une "femme"( ces agressions peuvent s'accompagner de vocables dégradants et féminisants/passivants parfois ?).Donc son image est toujours pertinente, ne serait-ce que symboliquement, ou l'homme violé prend alors un rôle de "femme" ?

C'est tout à fait ça. Ça renvoie à ce que je disais par rapport aux prisons, où ceux qui sodomisent ne sont pas forcément homosexuels, c'est juste simplement un acte de soumission et d'humiliation envers les plus faibles, qui deviennent "femme".
Et d'ailleurs toutes les insultes faites aux hommes homosexuels, sont applicables aux femmes. Quand on insulte un gay, on insulte également et indirectement les femmes hétérosexuelles.

Achimera a écrit :
Je pense qu'elle dit que cette conception de la femme, amalgamée dans un imaginaire masculin à un territoire à "prendre", ouvert, et à pénétrer, est une colonisation du corps des femmes.Aujourd'hui cette conception s'est tellement fusionnée à l'imaginaire collectif, que bien des personnes l'associeraient à LA FEMME sans recul, lorsqu'il s'agirait plus de l'appropriation du corps des femmes par un régime d'hommes(bon, j'adhère pas à tout non plus, mais ce dernier commentaire est plus convaincant, je trouve).

Exactement. D'ailleurs ce n'est pas pour rien si l'identité masculine est construite à partir de ce qu'il y a de plus méprisable chez la femme. Comme une sorte de nivellement par le bas.
La femme est faible, l'homme est fort. Ce n'est pas pour rien si on dit aux petits garçons: "arrête de pleurer, tu n'es pas une fille". C'est pour cela que les petits garçons, en devenant des hommes, assimilent le féminin à tout ce qu'il y a de plus méprisable. L'homme doit dès lors incarner l'exact opposé de la femme.
Ca me fait penser à un livre de René Barjavel: Ravage, où la société ultra moderne se casse la figure, et dont le personnage principal, aux valeurs ancestrales, prône un retour à une société classique, fondée sur la terre et le patriarcat. Suite à la catastrophe, les femmes se retrouvent nombreuses, et les hommes rares (pour une raison totalement obscure d'ailleurs :roll: ), si bien que la polygamie est instituée.
Le leader se montre alors très misogyne et emploie des métaphores champêtres pour désigner les femmes, qui sont considérées comme des utérus sur pattes. Il parle de "champs à labourer".

Brigadoon a écrit :
Or dans notre société seul être actif est valorisé. Ne rien faire est immédiatement réprimandé. On doit être surbooké pour être considéré.
On considère donc que les femmes - pénétrées donc passives - sont inférieures aux hommes pénétrants - donc actifs.

Voilà, tout repose sur la binarité "actif/passif", et pas que sur le plan sexuel d'ailleurs. Pour qu'il y ait des dominants, il faut des dominés.

Brigadoon a écrit :
Mais c'est à chacun de choisir s'il veut ou non se conformer aux normes de la société.

Comme on l'a dit précédemment, la réalité n'est pas aussi simple. Choisir de ne pas se conformer aux normes de la société, c'est la probabilité d'être mis à l'écart. Or pour beaucoup, le bonheur passe énormément par le fait d'être aimé et d'être accepté par les autres, et c'est plus facile en intégrant leurs moeurs.




Heureusement il y a Kaori Makimura de City Hunter pour calmer les ardeurs des hommes: :mrgreen:

http://legendaire.opensmiley.com/manga/massue.jpg
http://grifter01.chez-alice.fr/persokao3.jpg


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Message Publié : 03 Avr 2013, 16:47 
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Inscription : 22 Août 2008, 19:32
Piccolo a écrit :
Comme on l'a dit précédemment, la réalité n'est pas aussi simple. Choisir de ne pas se conformer aux normes de la société, c'est la probabilité d'être mis à l'écart. Or pour beaucoup, le bonheur passe énormément par le fait d'être aimé et d'être accepté par les autres, et c'est plus facile en intégrant leurs moeurs.

C'est sans doute plus facile d'entrer dans le moule, mais à quel prix! Vouloir être aimé de l'ensemble des autres est une utopie. Choisir de ne pas se conformer à certaines lois de la société n'empêche pas d'être aimé. Les amis sont sans doute moins nombreux mais ce sont de véritables amis et non des girouettes qui vous tournent le dos dès que le vent change de direction.
Mais, j'en conviens, c'est plus difficile quand on est jeune. Je veux dire jeune jusqu'à quinquagénaire. :D


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Message Publié : 03 Avr 2013, 20:42 
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Inscription : 10 Déc 2009, 22:28
La sodomie entre hommes c'est un cas particulier qui n'a pas grand chose à voir avec la pénétration vaginale... culturellement, les deux n'ont rien à voir ou alors je n'y connais rien :mrgreen:

Piccolo a écrit :
C'est tout à fait ça. Ça renvoie à ce que je disais par rapport aux prisons, où ceux qui sodomisent ne sont pas forcément homosexuels, c'est juste simplement un acte de soumission et d'humiliation envers les plus faibles, qui deviennent "femme".


Achimera a écrit :
jusque lors, des pro sexuels/sexuels c'est tout de même qu'il faut bien en passer au coit pour se" reproduire, ce qui dans sa vision sert un asservissement des femmes à un ordre patriarcal, justifié par la nécessité de transmettre la vie.Ben non ; le coit n'est même pas donc nécessaire à cela, en quelque sorte :roll:
Je trouve son argument sur le mensonge, assez juste....

Moi je veux bien les amis mais ce sont des points de vue asexuels, donc avec tout ce que ça implique sur la non-nécessité de pratiquer le coït. (la dame n'est vraisemblablement pas asexuelle, mais plutôt lesbienne misandre anti-pénétration).

Or ce complexe par rapport à la pénétration (de la femme) est un point vue minoritaire et subjectif : car les féministes S hétéro trouvent au contraire que la femme est supérieure à l'homme grâce à sa capacité d'être un "réceptacle", avec tout ce que ça implique : capacité de procréer, jouissance plus intense plus longue et plus fréquente... (je cite juste les arguments féministes pro sexe hétéro).

Donc pour elles se faire pénétrer est une marque de supériorité. Par conséquent, vous pouvez dire que vous êtes d'accord avec le point de vue (subjectif) de ce blog, mais vous ne devriez pas dire que c'est vrai (car c'est faux pour la majorité des femmes S).

Au passage, si je faisais un blog anti cunnilingus en disant "le vagin ça pue" et en argumentant pendant des pages sur le danger des maladies transmissibles, la honte, la bassesse et l'inutilité de cette pratique, si je faisais un tel blog j'aurai l'air de quoi ? D'un crétin misogyne, et c'est exactement la situation dans laquelle cette bloggeuse se trouve non ?


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Message Publié : 03 Avr 2013, 20:54 
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Inscription : 19 Nov 2009, 00:20
Alic a écrit :
Au passage, si je faisais un blog anti cunnilingus en disant "le vagin ça pue" et en argumentant pendant des pages sur le danger des maladies transmissibles, la honte, la bassesse et l'inutilité de cette pratique, si je faisais un tel blog j'aurai l'air de quoi ? D'un crétin misogyne, et c'est exactement la situation dans laquelle cette bloggeuse se trouve non ?

Mais faut déjà être un crétin misogyne pour y avoir pensé ! :shock:
Je te charrie hein :mrgreen: Je n'interviens pas vu que je n'ai pas tout lu des différents articles, mais de ce que j'en avais lu je suis plutôt d'accord avec toi. C'est juste une rageuse qui a la haine contre les hommes et qui se croit supérieure aux autres femmes parce que elle, elle a compris. :roll:


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Message Publié : 03 Avr 2013, 21:03 
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Inscription : 26 Mars 2013, 14:39
Alic a écrit :
Or ce complexe par rapport à la pénétration (de la femme) est un point vue minoritaire et subjectif : car les féministes S hétéro trouvent au contraire que la femme est supérieure à l'homme grâce à sa capacité d'être un "réceptacle", avec tout ce que ça implique : capacité de procréer, jouissance plus intense plus longue et plus fréquente... (je cite juste les arguments féministes pro sexe hétéro).

Il n'en reste pas moins qu'elles se font pénétrer, et que la grossesse peut également être vu comme une faiblesse. Je ne suis pas sûr que les hommes soient réellement envieux de tout ce qu'elles énoncent.
Enfin en même temps les féministes...ça vole pas bien haut.

Si elles sont contentes par rapport à la pénétration, alors tant mieux pour elles, c'est pas moi qui viendrait leur dire quoi que ce soit.

Alic a écrit :
Par conséquent, vous pouvez dire que vous êtes d'accord avec le point de vue (subjectif) de ce blog, mais vous ne devriez pas dire que c'est vrai (car c'est faux pour la majorité des femmes S).

Tu as raison, je reconnais avoir manqué d'objectivité pour le coup. C'est tellement proche de ce que je ressens que j'en ai oublié le reste.

Alic a écrit :
Au passage, si je faisais un blog anti cunnilingus en disant "le vagin ça pue" et en argumentant pendant des pages sur le danger des maladies transmissibles, la honte, la bassesse et l'inutilité de cette pratique, si je faisais un tel blog j'aurai l'air de quoi ? D'un crétin misogyne, et c'est exactement la situation dans laquelle cette bloggeuse se trouve non ?

Oui c'est clair, par contre je précise que je n'adhère pas du tout à son discours misandre, et qu'elle oublie également ces femmes pro-sexe hétéro.
Je suis d'accord uniquement avec le côté "patriarcal" et tout ce qui se rapporte avec le coït, mais pas du tout avec sa guerre des sexes.


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